Homélies

2018/03/30

Homélie du Vendredi saint

 

Note : Les homélies du Triduum Pascal.

 

L’homélie du Jeudi saint et celle du Vendredi saint sont dans la section Archives.

 

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Vendredi Saint

Année B

 

Lecture de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean

 

Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples... (Texte en annexe) (6).

 

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Aujourd’hui, nous vivons le vendredi le plus triste de l’année et en même temps le vendredi le plus rempli d’espérance. 

 

C’est le plus triste de l’année parce qu’il nous rappelle la mort de Jésus. Comment peut-on oublier qu’il a été trahi, qu’il a été renié, qu’il a été ridiculisé, qu’on a partagé ses vêtements et qu’il a été crucifié ?

 

Vous savez, c’est le jour le plus noir, car les ténèbres se sont levées pour écraser la lumière. Les ténèbres n’ont pas compris la lumière (1)  alors qu’elle apportait la libération et la guérison des hommes et des femmes de bonne volonté. La lumière était non-violente et elle a donné le pardon.

 

La lumière était la voie vers Dieu, mais les ténèbres voulaient un autre chemin. Ce jour fut rempli de l’obscurité de la terre et de l’aveuglement des êtres humains. Ils ne voulaient pas voir ni entendre.

 

Ce jour est le plus ténébreux que la terre ait vécu parce qu’il a écrasé la plus grande lumière que la terre ait connue.

 

Si vous regardez autour de vous, vous verrez que les ténèbres cherchent encore à écraser la Lumière.

Toutes les situations de violence qui se vivent au niveau du couple, de la famille et des peuples sont ténèbres.

L’exploitation des enfants, pour le travail ou pour la prostitution, est ténèbres.

Toutes les discriminations sexuelles, raciales ou religieuses faites à l’égard des personnes sont ténèbres.

Toutes les sociétés financières qui manipulent leurs chiffres comptables participent aux ténèbres.

 

À travers la noirceur des ténèbres, la blancheur de la Lumière a éclaté.

Les cieux s’ouvrirent pour annoncer : celui-ci est mon fils bien-aimé (2).

 

Le bien traverse le mal. Le monde du divin s’ouvre aux hommes. Vous verrez, dit Jésus, les anges monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme (3).

 

Jésus veut nous dire qu’il est le lien ou le chemin vers Dieu. L’auteur ne veut pas manquer de respect à l’égard de Jésus. Il utilise le mot au-dessus, mais le mot sur traduirait mieux l’image qui se dégage de cette phrase. Les anges montent et descendent sur le Fils de l’homme. Il est l’échelle vers l’infini et l’Éternel, Dieu. Les Pères de l’Église disent que la croix est l’échelle entre Dieu et les hommes. 

 

Accueillir la croix, c’est reconnaître l’amour de Jésus pour nous. Jésus a accepté que sa démarche d’amour le conduise au tribunal. Il a voulu faire connaître Dieu aux hommes en sachant que plusieurs désireraient sa mort. Malgré l’opposition, il a annoncé un nouveau royaume marqué par la relation amoureuse de Dieu avec les êtres humains.

 

Quelques moments avant de mourir, Jésus dit à sa mère : Femme voici ton fils. Puis il dit au disciple : voilà ta mère.

 

Jésus emploie le mot femme. Il ne faut pas y voir un manque de respect. Jésus utilise le mot dans le sens général que la femme est celle qui donne naissance à l’enfant. La femme est celle qui donne la vie. Une nouvelle réalité commençait. La naissance spirituelle se réalisait pour Jean et pour tous. Marie devenait la mère spirituelle de toute personne. Jésus affirmait à nouveau que nous devenions ses sœurs et ses frères. Nous avions maintenant le même Père et la même Mère.

 

La lance a transpercé le cœur de Jésus, mais la Lumière transperce maintenant les ténèbres.

 

Tout cela est arrivé et à tous ceux et celles qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (4).

 

Vous et moi, regardons la croix comme un signe de vie et une manifestation de l’amour de Dieu pour nous.

 

La liturgie chante : voici le bois de la croix qui a porté le salut du monde (5).

La Lumière perce les ténèbres…

 

Amen.                                   

 

1- Jean 1, 4-5

2- Matthieu 3,17

3- Jean 1, 51

4- Jean 1,12

5- Vénération de la croix - office du Vendredi saint.

 

 

Que le Seigneur soit avec vous,

André Sansfaçon, prêtre.

www.homelie.qc.ca

 

 

6 -           La Passion selon saint Jean : 18,1-40 ; 19,1-42


Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples. Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C'est moi. » Judas, qui le livrait, était au milieu d'eux. Quand Jésus leur répondit : « C'est moi », ils reculèrent, et ils tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l'ai dit : c'est moi. Si c'est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » (Ainsi s'accomplissait la parole qu'il avait dite : « Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés ».)
Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira du fourreau ; il frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m'a donnée à boire ? » Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l'enchaînent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là. (C'est Caïphe qui avait donné aux Juifs cet avis : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour tout le peuple. ») Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre, mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l'autre disciple — celui qui était connu du grand prêtre — sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. La servante dit alors à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là ? » Il répondit : « Non, je n'en suis pas ! » Les serviteurs et les gardes étaient là ; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi.
Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : « J'ai parlé au monde ouvertement. J'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n'ai jamais parlé en cachette. Pourquoi me questionnes-tu ? Ce que j'ai dit, demande-le à ceux qui sont venus m'entendre. Eux savent ce que j'ai dit. » À cette réponse, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répliqua : « Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Anne l'envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer ; on lui dit : « N'es-tu pas un de ses disciples, toi aussi ? » Il répondit : « Non, je n'en suis pas ! » Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, insista : « Est-ce que je ne t'ai pas vu moi-même dans le jardin avec lui ? » Encore une fois, Pierre nia. À l'instant le coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent : « S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. » Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ? Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta

 
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