2017/11/22

Homélie du 29e dimanche ordinaire


29e dimanche du temps ordinaire

Année A

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu  22, 15-21

 

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? »

Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de   l'impôt.  »

Ils lui présentèrent une pièce d'argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l'empereur César », répondirent-ils.

Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

 

________

 

Sous la domination romaine, les personnes résidant à Jérusalem devaient payer l’impôt à Rome, quel que soit leur degré d’affinité avec le conquérant. C’était la réalité et tous n’avaient qu’à obtempérer.

 

En l’an –49, César avait apporté de grandes innovations sur le plan monétaire. Tout d'abord, il avait établi une monnaie en or pour assurer la stabilité de l’empire et il avait fait frapper les pièces à son effigie.

 

Les Juifs n’appréciaient pas cette monnaie, car l’empereur se présentait comme un dieu et pour eux le seul vrai Dieu était l’unique : Je suis le Seigneur,  il n’y en a pas d’autre : en dehors de moi, il n’y a pas de   Dieu (1).

 

Nous sommes en l’an 33 et l’empereur Tibère règne à Rome. Il a assumé cette charge depuis l’an 14 jusqu’à l’an 37 et, comme tous les empereurs, il portait le titre de César.

 

Dans le récit de saint Matthieu, nous constatons que les pharisiens et les partisans d’Hérode sont très mielleux dans leur présentation. Il y avait un piège dans la question. Ou bien Jésus répondait oui et il devenait un collaborateur de l’occupant romain, ou bien il répondait non et il s’associait aux zélotes qui prônaient l’insoumission à Rome.

 

Pour vous et moi, rendez à Dieu ce qui est à Dieu est sûrement l’essentiel du discours de Jésus.

 

De toute éternité, Dieu a dit : faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance (2). Dieu est un être de relations. Il est la vie trinitaire et nous constatons que cette caractéristique relationnelle se retrouve chez tous les humains.

                                                   Nous sommes à Dieu.

 

De toute éternité, Dieu a dit : ils seront fils de Dieu (3). Et parce que nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers et héritières.

                                                  

                                                   Nous sommes à Dieu.

 

De toute éternité, Dieu a mis sa marque sur nous (4).

                                                  

                                                   Nous sommes à Dieu.

 

Vous et moi, à notre baptême, nous sommes devenus les citoyens et citoyennes du royaume des cieux. Nous avons été plongés dans la vie trinitaire, puisque nous avons été baptisés au nom du Père, du Fils et de l’Esprit.  Nous avons de plus été marqués par l’huile sainte qui est le signe de la consécration royale. Nous sommes à l’effigie du roi, le Christ.

 

Durant toute notre vie terrestre, nous actualisons cette réalité de la présence de Dieu en nous chaque fois que nous aimons comme le Christ et chaque fois que nous vivons les sacrements.

 

Un jour, lorsque prendra fin notre marche de pèlerin, à l’exemple du Christ qui est venu de Dieu et qui est retourné à Dieu (5). Nous verrons sans difficulté que celui qui fait le bien appartient à Dieu (6).

 

Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.

Amen.

 

1-     Isaïe 45, 1-7 - 1re lecture.

2-     Genèse 1,26.

3-     Romains 8, 14-17

4-     2 Corinthiens 1,22

5-     Jean 3,3

6-     3 Jean 11

 

Bonne semaine,

André Sansfaçon, prêtre.

www.homelie.qc.ca                                               

 

                                   Commentaire de l’Oisillon

 

"Bien avant que tu aies pensé à moi, déjà, je t'aimais", dit Dieu - lit-on dans les évangiles.

Le jour où nous prenons conscience de ce profond amour de Dieu,

de sa bienveillance paternelle,

notre vie s'illumine,

et c'est à la lumière de cette révélation que nous pouvons affronter l'avenir

libres de la peur de ne pas être aimés

qui nous empêche d'accepter ce que nous sommes, tout simplement,

et d'aller au-devant des autres dans un esprit de fraternité.

 

                                                                                     Mésange bleue.           

                                                                                             Magnifique avec sa calotte bleue.

                                                                                                                                          Europe 

 
 

Tous droits réservés 2014